dimanche 3 avril 2016

5 zines par... Jérôme Ballay

Comme le dit lui-même Jérôme Ballay, alias Oncle Jack, tenancier du blog Curious Goods, c'est assez récemment qu'il a découvert le petit monde du fanzinat ciné. Il a malgré cela gentiment répondu à ma demande, qu'il en soit remercié. Voici son top 5 et le pourquoi du comment de ses choix.
 

Vidéotopsie 13 : mon complice Rigs Mordo de la Toxic Crypt l’a déjà fait mais tant pis. Pour moi aussi ma première expérience dans le petit monde du fanzine s’est fait sur le tard avec ce Videotopsie n°13. A l’époque je venais de créer mon petit blog. Lassé d’une certaine presse professionnelle dans laquelle je ne me reconnaissais plus vraiment, j’avais décidé de partager (tout en rigolant) ma passion pour le cinéma fantastique et tout particulièrement pour tout ce qui touche le Bis transalpin. En rédigeant vite fait une chronique sur la mythique collection Gore du Fleuve Noir histoire de rappeler l’existence de ces minuscules bouquins que je chérissais (que dis-je, que je chéris toujours) étant ado, j’ai la surprise de recevoir un commentaire très élogieux d’un certain David Didelot. Qui donc était cet homme très sympathique au premier abord ? Allez hop un petit tour chez Google histoire de voir à qui j’ai affaire ! Immédiatement je me rends compte que Didelot rime avec Vidéotopsie et la première couverture du fanzine qui apparaît sur l’écran de mon PC est celle de ce numéro 13 en question. Si le dossier sur le Caligola de D’Amato ne me branchait pas plus que ça (mais c’était avant, maintenant j’adore tout ce qu’a fait le bonhomme) le fameux logo GORE a instantanément accroché mon regard. Et je ne vous parle pas de l’hommage à Daniel Riche. Vite, il me fallait ce zine ! Aussitôt dit aussitôt reçu. En feuilletant rapidement l’objet je réalise une chose : je retrouvais enfin ce que la presse pro ne m’offrait plus. Du bis à foison… et pas mal de bis rital qui plus est : Bruno Mattei, Fernando Di Leo, Joe D’Amato, des reviews du Monstre qui Vient de l’espace (film qui m’avait fortement marqué au temps béni de La 5 avec son cosmonaute irradié qui part en sucette à tous niveaux), de l’excellent Halloween 3…. Et surtout huit pages sur Gore. Mon rêve ! Enfin un canard qui osait aborder cette collection ! Didelot est un pur fan du travail effectué par Daniel Riche au milieu des années 80 et moi qui pensais être le seul barjot à lire ce genre de bouquins gerbeux je me sens dés lors moins seul. David je t’aime ! Tu es mon sauveur ! J’ignorais à ce moment-là que ta photo avec ce bon vieux Bobby Rhodes allait me donner l’idée saugrenue d’aller traîner mes guêtres un peu plus tard du coté d’Audincourt et me faire découvrir tout un univers de mecs aussi chtarbés que moi.

Vidéotopsie n° 11 : encore un Videotopsie ? Eh oui, je suis novice dans le milieu et mon choix est assez restreint. Mais si j’ai choisi ce numéro 11 c’est pour une raison bien particulière. Quand on feuillette un mag on tombe toujours sur une poignée d’articles dont on a strictement rien à foutre, c’est comme ça, nos goûts diffèrent de ceux des autres et ma foi c’est tant mieux (il en faut pour tous les goûts). Avec cet exemplaire j’avais trouvé le zine qui m’offrait tout ce que j’aimais à 100%, je l’ai commencé et n’en ai pas laissé une miette. Ce Manoir de la Terreur tout d’abord, film que j’adore. Imaginez le bonheur que j’ai éprouvé en lisant la longue dissection du machin par l’ami David. Les Exterminateurs de l’An 3000, les zombies new wave de Mattei, Rollin et ses zombies élevés au gros rouge, Linda Blair qui botte le cul de petits branleurs à grands coups d’arbalète, le Midnight de Russo (collection Gore forever !!), Critters, Brigitte Lahaie (la plus belle femme du monde), Bronson et ses grosses pétoires, Axelman l’homme qui vous fait rire tout en vous foutant la gerbe,etc…. tout y est absolument parfait. Un peu comme si ce numéro avait été rédigé tout spécialement pour moi.
 
Médusa n° 18 : forcément quand on se plonge dans Vidéotopsie on se retrouve vite chez Medusa, « la » Rolls-Royce du fanzine, celui qu’il est impossible de contourner. Pourquoi ce numéro en particulier ? Tout simplement parce qu’il est consacré aux productions de ce vieux briscard de Charles Band et que je suis fan de tout ce que fait le bonhomme (un peu moins ces derniers temps mais ça c’est autre chose). Didier Lefèvre et ses collaborateurs passent au scalpel plus de 70 films estampillés Empire ou Full Moon, le tout accompagné d’interviews de Jeffrey Combs ou Brian Yuzna et d’affiches à foison (et elles sont belles les affiches du père Band !).
Bref indispensable pour ma pomme !

 
Hammer forever n° 39 : un fanzine qui m’était jusque là inconnu et dont je ne connaissais que le nom. Un fanzine qui m’attirait énormément vu l’intérêt que je portais à la célèbre firme anglaise depuis que j’étais tombé gamin sur le Frankenstein s’est échappé de Terence Fisher.
C’est fin mai 2015 en plein Bloody Weekend et que je récupère des mains même du sieur Lefèvre le nouveau Hammer Forever, fraîchement ressuscité et d’une beauté à tomber à la renverse. Je dévore plusieurs fois le dossier concernant la série Tv Hammer House of Horror, show vu et revu il y a fort longtemps sur M6, et je savoure les pages sur les châteaux et les Robin des Bois. Mais le plus beau souvenir en me procurant ce fanzine restera assurément la rencontre avec Didier et son comparse Rodolphe Laurent. Justement on va y revenir sur celui-là.

Le Bissophile n° 6 : comme le disait l’ami Rigs, Le Bissophile la langue de bois il connaît pas. Et c’est tant mieux ! Format bottin façon Medusa, le fanzine assure illico des heures et des heures de lecture. L’énorme dossier slasher me fait (re)découvrir un nombre insoupçonné de pépites depuis longtemps tombées dans l’oubli, les donzelles dénudées me font de l’œil dans la quinzaine de pages consacrées au X US… La première chose qui m’a sauté aux yeux après avoir ingurgité les premières chroniques : le fait que le père Rodolphe et sa clique cherchent avant tout à faire participer le lecteur à l’ambiance festive qui émane de la revue. Et lire que Télé 7 Jours est un torche-cul, franchement ça n’a pas de prix ! 

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