jeudi 21 mai 2015

Towanda! n° 1


Encore un nouveau venu! Décidément le premier semestre 2015 devrait battre des records en matière de sorties avec d'autres titres qui arrivent bientôt. Et on ne s'en plaindra pas.

Towanda #1, 48 pages A5 en noir et blanc
Au sommaire: des chroniques de films, de fanzines, des comptes rendus du FEST' Festival 2014 à Paris, du festival Femmes en résistance 2014 à Paris, du Bloody movies 2014 à Villejuif, une longue interview de David Carville du fanzine Délivrance, un article sur le nouveau cinéma Sud-Coréen, des news, des photos de la zombie walk 2014 à Paris.
2 euros + 1,50 euro de frais de port.


http://towanda.ek.la/boutique-p1027474

lundi 11 mai 2015

Zone 52 n° 2


En voilà une belle couverture! C'est celle du n° 2 de Zone 52 que l'on peut dès maintenant pré-commander ici pour une sortie courant juin.

Un petit aperçu du sommaire de ce numéro 2 (110 pages, format A5) :

Cinéma:
- Dossier Western italien
- Chroniques (Starcrash, Howard the Duck, Electric Boogaloo...)
Musique :
- Soundtracks : interview Raphaël Gesqua
- Qu'est-ce qu'un groupe ?
- Depuis des Lustres
- La Latin Rap Connection des 90's
- Metal Zone
- Chroniques
Bouquins:

- Dossier Trash & Gore : interviews David Didelot et Julien Heylbroeck / chroniques
- My Soul on Fire

...
Le complet sur le site Zone 52.

vendredi 1 mai 2015

Entretien avec Didier Lefèvre

Entretien publié le 11 mars 2015 sur le site Toxic Crypt et réalisé par Rigs Mordo.

medusafanzin
 
Quelle fut l’impulsion qui te poussa à créer ton propre fanzine ?

Dans mon cas, l’impulsion est triple. La première, c’est comme pour beaucoup d’éditeurs de fanzines, à travers Mad Movies, que je lisais déjà lorsque j’étais très jeune. Son histoire, le fait que ce soit un fanzine qui soit devenu un magazine, c’est quelque-chose qui m’a inspiré, qui m’a fait rêver et croire que cette aventure formidable était réalisable. La deuxième impulsion c’est le fait que dans mon lycée il y avait pas mal de fanzines qui circulaient, principalement des fanzines musicaux. C’était quelque-chose de très développé et après avoir fait partie du journal lycéen j’ai créé moi-même mes propres fanzines. D’abord pour déconner, car on y trouvait de l’humour un peu débile et gras, puis petit à petit j’ai glissé dedans des articles sur le cinéma et de fil en aiguille c’est devenu du vrai fanzinat. Puis la troisième impulsion vient de mon envie de l’époque d’écrire, je voulais faire de l’écriture mon métier et c’était un moyen de s’exercer, on va dire !

Ton modèle principal était donc Mad Movies plutôt que d’autres fanzines de l’époque.

Au tout début, c’était Mad Movies, oui. Pas un modèle dans le sens où je cherchais à l’imiter mais c’était ma référence. Ce n’est qu’au milieu et à la fin des années 80, lorsque j’ai commencé Médusa, que je me suis mis à acheter d’autres fanzines comme Monster Bis, Cine Zine Zone, Inferno ou Darkness, qui existait déjà à l’époque. Ça m’a aidé à avoir l’idée de ce que serait Médusa, qui est d’ailleurs assez proche de ce qu’est le fanzine aujourd’hui, c’est-à-dire un fanzine avec beaucoup de plumes différentes, qui tente de diversifier la chose. Je me souviens que pour le troisième numéro de Médusa, j’avais écrit à plein d’autres rédacteurs de fanzines pour savoir s’ils voudraient bien me faire des articles car mon idée était de faire un « fanzine inter-fanzines ». Bon, je n’ai pas eu beaucoup de réponses et ceux qui m’avaient écrit ne me proposaient pas toujours quelque-chose d’intéressant mais c’était tout de même un brouillon de ce que Médusa est maintenant.

De fanzine semble-t-il entièrement consacré au fantastique, Médusa a peu à peu muté en un fanzine sans barrières, qui peut passer de la comédie au drame, de l’action au porno, tant que les films restent bis. C’est important pour toi de déployer toute cette variété, de ne pas mettre de frontières ?

Oui tu as raison, au départ c’était clairement orienté vers le fantastique car c’était vraiment le genre qui me plaisait. Et puis finalement je me suis senti un peu enfermé dans ces limites alors que j’avais envie de parler d’autres genres dont tout le monde ne parlait pas forcément. Et l’apport des fanzines m’a aussi fait changer, des fanzines comme Monster Bis, Inferno et Cine Zine Zone qui pour leur part parlaient de tout ! D’épouvante, de krimi, de films de capes et d’épées, de films de guerre,… Je me suis dit que finalement le bis était tellement riche qu’il ne fallait pas se donner de limites, qu’il fallait aller gratter toujours plus loin. Il faut dire qu’à l’époque avec la vidéo on trouvait de tout, du fantastique mais aussi beaucoup d’autres choses. Et puis en écrivant sur ces films, on se rendait compte que tel réalisateur n’a pas fait que du fantastique et qu’il a aussi versé dans la comédie, dans le polar, dans les films de capes et d’épées,… Donc si on voulait parler de tout, il fallait retirer ces limites, oui.

Après 26 ans de bons et loyaux services à la cause d’un bis varié, est-ce qu’il ne t’est pas difficile de trouver des sujets inédits, peu traités ?

Non car la force du cinéma bis ou populaire fait que c’est un puit sans fond, en fait. Aujourd’hui encore je trouve des films italiens, espagnols, même français ou américains dont j’ignorais totalement l’existence ! J’emploie souvent l’image de la pelote de laine mais c’est vraiment ça : on tire sur un fil et ça déroule des dizaines et des dizaines de films ! Bien sûr il y a beaucoup de mauvais titres dans le lot mais pour moi ce n’est pas un critère pour ne pas en parler. L’existence de ces films suffit pour qu’ils soient traités. Comme avec le temps j’ai de plus en plus envie de proposer de l’inédit, je ne m’impose aucune limite et si demain je découvre un réalisateur ouzbek, j’en parlerai avec la même passion que pour réalisateur italien ou français.

Tu proposes et le lecteur dispose et découvrira lui-même la qualité des films…

Je fais tout de même attention à l’avis des lecteurs mais bon… Actuellement je reçois beaucoup de lettres suite à la parution du Médusa 26 et chaque lecteur me dit ce qu’il a préféré et ce qu’il a moins aimé, ce qui l’a intéressé et ce qui ne l’a pas intéressé. Mais avec une niche comme le fanzine bis, si je veux faire plaisir à tout le monde je dois faire un numéro par personne, au final. Certains lecteurs ne voudront pas de ciné asiatique parce qu’ils ne supportent pas ça, d’autres lecteurs qui sont des bisseux hardcore me diront que l’on parle d’Evil Dead dans le dernier numéro alors que pour eux ce n’est pas du bis, d’autres diront qu’ils n’aiment pas telle ou telle interview et auraient préféré que je publie autre-chose à la place,… C’est du coup difficile pour un fanzine de tenir compte de l’avis des lecteurs. On m’a proposé de faire un referendum pour savoir un peu ce que les lecteurs voudraient et attendent de Médusa mais c’est exactement ce que je ne voudrais pas faire car j’ai envie de surprendre. C’est d’ailleurs pour ça que je n’annonce pas le sommaire trop à l’avance, que j’attends un peu, car le but c’est qu’il y ait de la surprise, de ne pas refaire toujours la même chose. Faire des numéros qui parlent de films dont j’ai déjà parlé auparavant, ça ne m’intéresse pas.

Et puis tu mettais parfois dans le fanzine que c’était « un fanzine de Didier Lefèvre ». J’imagine que ce n’est pas évident de faire quelque-chose qui plait aux lecteurs et qui te correspond aussi totalement…

Peut-être… Je n’en sais rien, en fait ! Mais quand je mets « Un fanzine de Didier Lefèvre » c’est parce que même si il y a de nombreux collaborateurs, et aussi excellents soient-ils, Médusa doit toujours être mon reflet. Il n’y a qu’un homme ou qu’une femme à la barre. C’est lui le capitaine du bateau, c’est lui le réalisateur si je veux faire une analogie avec le cinéma. Ainsi quand j’écris « Un fanzine de Didier Lefèvre », cela signifie que j’ai choisi tout ce qui se trouve dedans, y compris ce que je n’ai pas écrit. J’assume tout ce qu’il y a dans Médusa. Alors oui, il est possible que certains lecteurs se disent qu’il est dommage que je parle de tel ou tel sujet qui ne leur plaisent pas mais à la limite, si cela ne convient pas ils peuvent ne pas le prendre. Je ne mets un pistolet sur la tempe de personne pour l’acheter ! Et puis la liberté du fanzine, c’est aussi le fait qu’en vendre dix ou quatre-cent ne change pas grand-chose. Bon ça me ferait quand même chier de n’en vendre que dix (rires) mais dans l’absolu cela ne change pas grand-chose… Je n’ai pas des objectifs de chiffre, avec des compères qui me disent « Attention, tu dois parler de ça car c’est populaire et ça va te ramener plein de nouveaux lecteurs ». Et je pense d’ailleurs que tous les zineux évitent cette logique-là.

Il y a en ce moment une petite polémique sur l’intérêt, ou plutôt le manque d’intérêt, de publier des articles peu inédits dans un fanzine. N’as-tu pas peur qu’on finisse par entrer dans une course à l’inédit au détriment des réelles envies de l’éditeur d’un fanzine ? Se dire « J’ai envie de parler d’Evil Dead mais c’est trop connu, je vais plutôt prendre ce petit film, même s’il ne m’intéresse pas » ?

Il ne faut pas que les gens entrent dans cette démarche, en tout cas. Et pour moi, la polémique n’a pas lieu d’être puisque le fanéditeur met ce qu’il veut dans son fanzine. Après, je me mets aussi à la place du lecteur : est-ce que ça va m’intéresser qu’on reparle encore et toujours des mêmes films ? J’en sais rien… Mais je pense qu’il ne faut pas prendre le problème à l’envers. Les premiers numéros de Médusa n’étaient pas nécessairement très glorieux et on y trouvait peu d’inédit et c’est normal. Chaque fanéditeur a besoin de faire ses armes et pour ce faire il vaut mieux commencer par un sujet qu’on maîtrise bien. Si on se lance dans une aventure sur des films inédits sans maîtriser totalement le sujet, on va croiser des spécialistes qui vont nous tomber sur la tronche en nous reprochant de parler de choses qu’on connait mal… Ce que je fais aujourd’hui dans Médusa sur le cinéma grec ou allemand, je ne l’aurais pas fait il y a dix ans. C’est une question de maturité. Je pense en tout cas qu’il n’y a jamais trop de fanzines ! Si le fanzine reste l’objet d’un créateur, il doit être libre. Christophe Triollet a fait un article sur le sujet, sur le trop plein de fanzines et il aurait surtout été dans le vrai il y a vingt ans je pense, car on trouvait beaucoup de fanzines qui imitaient Mad Movies. C’était même plus qu’imiter puisqu’on trouvait des fanzines qui photocopiaient des pages de Mad Movies ou L’Ecran Fantastique. Bon là… Quand t’es lecteur, ça n’a aucun intérêt d’avoir des photocopies quand tu peux avoir l’original ! Et il y avait aussi beaucoup de fanzines qui pompaient les interviews des magazines pros et là aussi on se demande quel était l’intérêt… Cela dit, pour revenir à ce qui se fait maintenant, j’ai récemment lu le fanzine La Fraicheur des Cafards qui a écrit sur John Carpenter. Je ne peux pas dire que j’étais très enthousiaste à l’idée de lire quelque-chose sur Carpenter dont j’ai déjà vu tous les films, mais j’ai malgré tout pris du plaisir en lisant ce qu’ils avaient à en dire et leurs analyses. J’ai trouvé ça frais et sympa ! Et puis, à chacun son niveau d’exigence. Pour ma part, je n’exige pas la même chose d’un fanzine qui en est à son numéro 2 ou 3, lorsqu’il est presque en rodage, d’un plus ancien qui en est à sa quinzième publication.

Médusa est quasiment un objet de collection, avec ses couleurs, son nombre de page, sa mise en page,… Bien sûr, tu parviens à tout cela grâce à l’informatique ! Ne regrettes-tu pas un peu le temps du collage, de l’agrafage, du découpage à la main ?

Honnêtement, non ! (rires) Je pense qu’il faut vivre avec son temps et si je ne regrette pas ce que j’ai fait et je ne regrette pas non plus que tout cela ait évolué. Les heures que je passais dans les boutiques de photocopies qu’on trouve souvent près des universités à photocopier des Médusa, les journées entières passées à allonger mes fanzines par terre pour pouvoir les faire, c’était hyper chronophage ! Je ne regrette certainement pas d’avoir un imprimeur qui me fait mes Médusa, qui me les assemble et tout ! Je n’ai plus qu’à les envoyer ! Ça, je ne peux pas le regretter ! Ce que je peux éventuellement regretter, c’est que comme à l’époque les photocopies étaient vraiment pourries, on devait se creuser la tête pour innover et je me souviens que je recherchais autant d’images et de fonds pour les pages que de sujets de films. Mais sinon je ne regrette rien de l’époque !

De l’avis général, le fanzinat est lié à un coté amateur. Mais depuis quelques numéros, Médusa fait la nique aux magazines professionnels ! Est-ce que tu n’as pas peur de perdre ce côté « fait maison », de devenir « trop réussi » pour le fanzinat ?

Ça reste amateur tout de même, il ne faut pas croire ! Médusa ce n’est pas mon métier, ça ne me fait pas vivre, j’ai un ordinateur normal et je fais mes mises-en-pages sur Word, je ne suis pas un pro de la PAO ! Pour la beauté de l’objet, puisque l’on peut faire quelque-chose de beau avec des machines qui permettent des copies numériques absolument parfaites, pourquoi s’en priver ? Je ne sais pas si Médusa est trop réussi en tout cas… Je reste très critique dessus. Dans le 26 il y a des coquilles que j’ai laissé passer, un bout de l’interview de Cindy Hinds qui manque ou qui est caché par une photo,… Si j’étais un pro, cela n’arriverait pas ! Cela reste donc amateur dans sa conception.

Tu ne t’arrêtes pas à Médusa puisque tu relances aussi Hammer Forever cette année ! Qu’est-ce qui a motivé ce retour très attendu par tes lecteurs et à quoi devons-nous nous attendre ?

Nous parlions tout à l’heure des agrafages et tout ce qui va avec, et bien Hammer Forever c’était un pari fou dans mon existence. Le but était de créer un fanzine mensuel, qui n’avait certes pas beaucoup de pages mais qui nécessitait tout de même de voir les films et faire des recherches, tout mettre en page avec des moyens qui ne sont pas ceux d’aujourd’hui,… Et tout cela prenait énormément de temps ! En plus, ce fanzine avait eu du succès pour l’époque. On n’en avait pas vendu des centaines de milliers mais j’avais mis en place un système d’abonnement et j’avais une centaine d’abonnés, ce qui est vraiment pas mal pour un petit fanzine. Mais c’était encore des heures devant la photocopieuse, des heures à tout assembler, des jours de courses effrénées pour récupérer les textes,… Mon pote Romain Hermant, avec qui je faisais le fanzine, me mentait effrontément en me disant qu’il avait fini ses textes alors que ce n’était pas vrai ! (rires) Je le savais très bien mais c’était une sorte de jeu entre nous. Mais c’était vraiment une course effrénée et j’ai arrêté car je frisais le burnout à la fin. Et puis avec l’explosion des frais postaux, c’était devenu un gouffre… Mais cette idée de relancer Hammer Forever a fait son chemin en moi, au début j’étais vraiment contre et puis petit à petit je me suis laissé embrigadé et séduire par l’idée tout en sachant que ce ne serait pas la même formule que l’ancien. Ce ne sera pas un mensuel, je pense plutôt qu’il y aura deux ou trois numéros par an et ce sera bien évidemment beaucoup moins épais qu’un Médusa puisque cela devrait faire entre 20 et 30 pages par numéro, je pense. On va en tout cas explorer ce que l’on n’avait pas fait à l’époque, on ne va donc pas refaire Le Cauchemar de Dracula ou Les Maléfices de la Momie mais d’autres choses. Et je pense qu’avec la technologie actuelle, cela pourrait faire de beaux objets ! Je suis en tout cas assez enthousiaste ! Par rapport à Médusa, il y aura beaucoup moins de monde dans le comité de rédaction. Il y aura bien sûr Romain Hermant car pour moi c’était impensable de refaire Hammer Forever sans lui alors qu’il était le co-fondateur de la version mensuelle. C’est d’ailleurs lui qui m’a relancé suite à sa réception du Médusa 26, il s’est rendu compte que ça lui manquait de ne pas écrire et comme de mon côté l’idée de relancer Hammer Forever me trottait dans la tête j’ai dit « Banco, on relance l’affaire » ! Je pense en tout cas dévoiler le sommaire vers le mois de mai et j’espère que nous aurons terminé pour le Bloody Week-End, histoire que les gens puissent l’acheter là-bas en premier lieu. Et puis pour ne pas arriver les mains vides, aussi ! (rires)

Retrouvez l'intégralité de cette interview sur Toxic Crypt.
Un grand merci à Rigs Mordo!

lundi 27 avril 2015

Trash Times 15: pré-commandes


TRASH TIMES #15 c'est parti!
Vous avez jusqu'au 10 mai pour profiter du tarif préférentiel lié à cette pré-commande: 6 € (frais de port inclus) au lieu de 7 € (prix couverture)! Premières livraisons mi-mai.

Par chèque à l'ordre de Guillaume RICHARD, à l'adresse suivante : Trash Times, c/o Guillaume Richard, 24 rue Lecocq. 33000 Bordeaux.
Ou aussi bientôt via internet par CB et PayPal (dans quelques jours).

 Attention, tirage limité!

Le sommaire:
CINEMA
• Dossier : Something Weird Video. Mike Vraney, fondateur du label vidéo culte, nous a quitté l'an dernier. Trash Times a interviewé ses collaborateurs et amis, qui lui rendent un dernier hommage. Découvrez sur une dizaine de pages, toute l'histoire de SWV à travers les entretiens de Frank Henenlotter (Basket Case, Elmer, Frankenhooker...), Jimmy Maslon (clipeur pour les Cramps, producteur de Blood Diner, Blood Feast 2), et de la veuve de Mike, Lisa Petrucci. En bonus le top des films favoris du label par Mike Vraney et Frank Henenlotter.
• So Long Haji : Hommage à l'une des égéries de Russ Meyer, dont la beauté sauvage fut immortalisée à l'écran dans Motor Psycho et le cultissime Faster, Pussycat ! Kill Kill !
• Mundo Santo ! : Premier chapitro de notre feuilleton consacré à la riche carrière de l'icône de la Lucha Libre, sur le ring et à l'écran. Dans cette introduction, retour sur les origines du catch mexicain, sur les premiers luchadores masqués, et les débuts schizophrènes de Rudy Guzman, l'homme qui allait connaître le succès sous le masque d'argent.
• Plan Bis : Johnny Cash en ménestrel psychopathe dans Door-to-Door Maniac.
COMICS
• Monster Magazines Resurrectus : Creepy, Eerie, Vampirella... les bandes dessinées d'épouvante en noir et blanc de notre enfance ressortent de la crypte ! Entretien avec Delirium, l'éditeur français des rééditions luxueuses de Creepy et Eerie ; et rencontre avec Richard Sala, collectionneur et mordu de ce format depuis toujours, qui publie The Creeps, un nouveau magazine de BD à l'ancienne. En bonus : l'histoire des Monster Magazines en France.
• Golden Age Memorial : Hommage à deux piliers de l'âge d'or des comics, Al Feldstein (EC Comics) et Dick Ayers.
MUSIQUE
• I was a Teenage Punk Manager : Dans des entretiens exclusifs, Tony Adolescent (leader des Adolescents) et Jack Grisham (leader de T.S.O.L.) se remémorent leurs années Hardcore au début des 80's à Los Angeles, et évoquent leurs souvenirs de leur ami, Mike Vraney, manager de groupes de punk.
• Interview El Hombre Lobo Internacional : Le One-wolf-man band espagnol nous parle de son actu et de sa passion dévorante pour le Rockabilly.
• L'ultime provocation posthume de Kim Fowley. Hommage à la légende de l'ombre du rock, et dernier doigt d'honneur morbide pour l'éternel rebelle.
PLUS
• Bettie Page allume le Klan ! L'histoire derrière une odieuse série de photos masquées impliquant la scandaleuse reine des pin-ups.
• Freak-O-Rama : Maurice Tillet, le "gentillogre" du ring. Une nouvelle rubrique dédiée aux freaks et autres phénomènes de la nature. Maurice Tillet catcheur français acromégale qui fit carrière Outre-Atlantique, et qui servit d'inspiration au personnage de Shrek, essuie les plâtres de cette "tribune aux monstres".
• Tiki Pop : visite de l'expo consacrée à la culture Tiki.
• Hommage à Bunny Yeager : modèle et photographe de pin-ups des années 40 et 50.
• Des billets, des chroniques, et plus encore !

jeudi 23 avril 2015

TV Screen


TV Screen, 2 numéros édités en 1990 par Régis Colléou.

Sommaires:

N° 1 (hiver 1990):  dossier Cosmos 1999 - Arts et Design, dossier Les extraterrestres aiment la Terre partie 1, La Belle et la Bête.
N° 2 (printemps 1990): UFO, A propos de Diana (V), Ron Perlman, Plan de KITT, David Lansky, dossier Les extraterrestres aiment la Terre partie 2, Fan Art, Musique en série, Star Trek - les décors de l'Entreprise.




mardi 21 avril 2015

Emprise Fanzine



Après une expérience de quatre ans comme rédacteur pour le site Celluloidz, Nicolas Milin décide de franchir le pas et de créer son propre fanzine papier. Une de ses motivations étant de revenir à ce format auquel il attache de l'importance.

Le premier numéro d'Emprise Fanzine, est sorti au mois de mai 2015 avec comme autres rédacteurs Romain Raimbault et Raph Gordon.

Format A5 - N&B - Couverture couleur - 40 pages environ.

Page Facebook - https://emprisesite.wordpress.com

N° 1 (mai 2015) : thématique Monstruosité et sexualité - Dossier William Friedkin - Freaks de Todd Browning
N° 2 (mai 2016) : interview de Maxime Lachaud - Les rednecks chez Rob Zombie - Wake in Fright - Massacre à la tronçonneuse - Le Crocodile de la mort - du récit, des illustrations...
N° 3 (mai 2017) :

 

mardi 14 avril 2015

Steadyzine 5, la couv!

 
Le Steadyzine cinquième du nom arrive! Voici déjà un aperçu de la couverture, comme d'habitude du très beau travail de Chris. Les années 70' seront à l'honneur dans ce numéro qu'on attend avec impatience.

A lire bientôt sur le Steadyblog.

Si tout va bien, j'espère pouvoir vous proposer quelques versions papier le mois prochain au Bloody Week-end.

mercredi 1 avril 2015

Entretien avec Alain Petit


On ne présente plus Alain Petit, grand défenseur du cinéma bis et fantastique dans d’innombrables revues comme Horizon du Fantastique, Mad Movies ou Vampirellaà la télé avec l'émission Cinéma de Quartier de Jean-Pierre Dionnet et maintenant en tant que conseiller technique chez Artus Films
Alain a aussi édité ses propres fanzines, Monster-Zone et Le Masque de la Méduse, ainsi que deux fanbook, comme il les nomme: la série des Manacoa Files, étude complète sur le réalisateur Jess Franco (qu'il a très bien connu) et les cahiers sur le western, 20 Ans de Western Européen, dont une réédition en fac-similé des 5 volumes sortira prochainement chez Artus (en principe courant mai).

C’était donc l'occasion de lui poser quelques questions:


-Comment a germé cette idée de rééditer les cahiers de 20 Ans de Western Européen ?

Lors de ma dernière entrevue avec Thierry Lopez d’Artus Films, il m’a parlé de ses projets éditoriaux et notamment celui de rééditer l’intégrale ou presque de fanzines qui ont marqué leur époque comme Vidéotopsie et quelques autres.
Quelques jours avant cette entrevue, j’étais accidentellement tombé sur les maquettes  de 20 Ans de Western Européen gardées intactes depuis le temps de leur publication initiale.
J’ai été surpris par la beauté des illustrations presque toutes constituées de véritables photos.
Certes, le texte est obsolète compte tenu de son âge, mais je crois que c’est un fan book qui a eu sa petite importance dans le milieu, alors très cloisonné, des fans du genre.
J’ai montré ces maquettes à Thierry qui a immédiatement eu l’idée de cette réédition.

-Comment se présentera cette publication ? Il y aura des corrections ou des mises à jour? Ce sera un tirage limité ?


Ce sera de toute manière un tirage limité.  A combien d’exemplaires, je l’ignore.
L’objet se présentera comme une reliure des cinq cahiers, soit un total d’ environs 300 pages, avec ses 5 couvertures originales, le tout protégé par une couverture couleur conçue spécialement pour l’événement. Le texte sera inchangé, aucune correction ne sera apportée, aucune mise à jour.
Pourquoi refaire un travail qui a été fort bien fait par d’autres depuis? Je pense notamment au livre de Jean-François Giré qui, en ce qui me concerne, constitue la Bible en regard du genre.
Évidemment « Il était une fois le western européen » a été édité professionnellement en 2002, soit 22 ans après mon fanbook et avec le secours de toutes les possibilités offertes par internet, la possibilité de voir quasiment tous les films par le biais de la vidéo et dans un autre contexte, plus favorable à l’édition d’un « vrai » livre.
J’ai rédigé une longue préface pour m’expliquer sur la genèse du projet initial et les raisons pour lesquelles mon texte n’a pas été retravaillé.



-A propos de western, vous travaillez sur de nombreux bonus des DVD édités par Artus. Par contre votre nom n’apparaît pas sur la collection Western Européen? Pourquoi?
 
Je fais déjà beaucoup de choses pour Artus, beaucoup de Bonus. Mais j’interviens aussi auprès de Thierry sur la sélection des titres de ses collections.
On me voit donc beaucoup. Je crois que, à quelques exceptions près, les fidèles aiment bien ce que je fais mais que penseraient-ils si j’intervenais dans TOUS les DVD Artus ?
Il se trouve que j’ai une tendresse particulière pour le Gothique…
D’un autre côté, Curd Ridel est très compétent en regard de l’Euro Western. C’est quelqu’un que je connais depuis les années 80 et qui est un vrai spécialiste. Nous n’avons pas toujours les mêmes idoles, mais c’est un compagnon d’armes sincère et enthousiaste. Il est tout naturel que chacun traite des films qu’il aime le plus.
Ceci dit, il n’est pas exclu qu’un jour je m’occupe d’un bonus western, je l’ai déjà fait, d’ailleurs, avec LE DERNIER FACE A FACE chez Seven 7, le coffret WINNETOU chez M6 et même chez Artus, pour un film qui hélas n’a pas pu sortir en raison de complications intervenues au dernier moment (exigences démesurées d’un ayant droit).
Lorsqu’il accède à un catalogue contenant des Westerns inédits, Thierry nous consulte, Curd et moi même afin de confronter nos opinions en regard des films proposés.
J’ai donc quand même presque toujours quelque chose à voir avec les sorties de la collection Euro Western, même si je n’interviens pas directement.


-Qu’en est-il du projet de réédition des Manacoa-Files ?
 
Il n’y aura pas de réédition des Manacoa Files, du moins dans leur forme d’origine.
J’ai démembré la maquette de ma première édition lorsque Pierre Charles a réalisé sa réédition sous forme de numéros spéciaux de Ciné Zine Zone.
Cette seconde maquette était donc la propriété de Pierre et la personne qui en a hérité ne peut rien en faire puisque aucune autorisation ne peut être envisagée de qui que ce soit de vivant (à moins qu’une séance de spiritisme…)!
En revanche, vers la fin de cette année 2015, sort « JESS FRANCO ET LES PROSPÉRITÉS DU BIS », énorme pavé regroupant tous les textes des Manacoa Files, corrigés, rewrités, mis à jour, en une version bilingue et très richement illustrée.

-Lors de mes recherches d’anciens fanzines je suis quelques fois tombé sur des fanéditeurs ne voulant plus revenir sur cette période de leur existence étant passé à tout autre chose (et même quelque fois un peu gêné par rapport aux textes qu’ils ont écrits dans leur(s) revue(s)). Vous en pensez quoi?
 
Je n’ai absolument pas honte de mon passé.
Si je n’avais pas été fanéditeur du Masque de la Méduse en 1970, ma vie aurait été sans doute différente, elle aurait forcément pris une autre tournure. Je ne regrette absolument rien des expériences, des réussites et des échecs qui ont morcelé ma vie.
J’ai côtoyé une foule de gens épatants, professionnels ou amateurs, qui ont directement ou indirectement changé ma vie. J’ai deux beaux enfants biologiques mais aussi beaucoup d’enfants non biologiques pour qui, je crois, je compte encore à l’heure actuelle, malgré mes 70 printemps.
Mon enthousiasme est intact, même si je suis plus enclin à l’heure actuelle à assurer la défense d’un cinéma disparu que le cinéma d’aujourd’hui dans lequel j’ai plus de mal à me reconnaître.
Je pense avoir toujours été sincère dans les textes que j’ai écrit. Même si, recul du temps aidant, je suis aujourd’hui parfois très étonné, voire en total désaccord, avec mes opinions d’hier.
Comme on dit : « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’idée ».
Je suis par exemple irrité par le jugement porté sur Miles Deems* et son œuvre dans 
20 Ans de Western Européen. C’était mon opinion a l’époque, j’ai eu 35 ans pour revoir mes positions et découvrir ce qui était « caché derrière » et que je n’avais pas su voir.

-Vous qui avez œuvré dans de nombreux fanzines votre avis sur ce retour en force du fanzinat papier depuis quelques années ?
 
Le retour en force du fanzine est une chose épatante.
Le fanzine est un vivier où l’on traite de choses non abordées par ailleurs. C’est salutaire et nécessaire.
Je suis  malheureusement moins attentif, problème générationnel, sans doute, mais quand un zine comme Médusa, Cannibale Fanzine ou Hysterical me tombe entre les mains, je suis ravi de voir que la flamme est toujours aussi vive.

-D'autres projets à venir?
Il faudrait que je sois un tas de cendres dans une urne pour ne pas avoir de projets.
Mon premier projet est de rester vivant le plus longtemps possible pour voir se réaliser mes autres projets.
Pour le reste, j’ai au moins trois projets de livres. L’un est une commande mais qui me plaît (sinon je n’aurais pas accepté), les deux autres sont des projets plus personnels, projets de longue haleine qui n’en sont encore qu’au stade embryonnaire pour l’un et dans ma tête pour l’autre.
C’est beaucoup trop tôt pour en parler
. 

Un grand merci à Alain Petit pour sa gentillesse et sa disponibilité.

* = Demofilo Fidani, réalisateur italien de western.